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 Jury fiction

Président du Jury

YVES BOISSET
Réalisateur (France)

Né à Paris en 1939, Yves Boisset est l’auteur de plus d’une quarantaine de films dont deux recevront des distinctions prestigieuses : l’Ours d’Argent au Festival de Berlin pour Dupont-Lajoie en 1975 et le Prix Louis Delluc pour Le Juge Fayard dit Le Sheriff en 1977.
C’est par la cinéphilie, et en fin connaisseur du cinéma américain, qu’il entre en Cinéma. En collaborant, à la fin des années 50, aux revues « Cinéma », « Midi Minuit Fantastique », et « Les Lettres Françaises », puis à l’œuvre « Vingt Ans de Cinéma Américain », de Jean Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier.
Passé par L’IDHEC, l’école française du cinéma, après des études d’Histoire, il devient Assistant et/ou Scénariste auprès de Cinéastes qui comptent à l’époque: Claude Sautet pour L’Arme à gauche en 1964, René Clément pour Paris Brûle-t-il ? et Ricardo Freda pour Coplan ouvre le feu à Mexico en 1966.
Ses deux premiers films sont des Policiers, respectueux du genre et remarqués par la Critique à leur sortie: Coplan sauve sa peau en 1967, et Cran d’arrêt en 1970. La décennie qui suit l’impose comme un Cinéaste de la protestation, dénonçant les débordements des pouvoirs en place. Ceux de la police dans Un Condé, en 1970, ceux l\'affaire Ben Barka dans L’Attentat, en 1972.
C’est le racisme en France qu’il fustige dans Dupont-Lajoie (1975), et dans Le Juge Fayard dit Le Sheriff (1977), l’intrusion du Politique dans le système judiciaire.
Il est le premier en France à aborder à l’écran le thème tabou de la Guerre d’Algérie avec R.A.S.(1973). Il sera, d’ailleurs, l’un des Réalisateurs de l’Hexagone les plus inquiétés par la Censure, au fil de sa carrière.
Il aime aussi se confronter à l’adaptation de romans au cinéma. Avec, entre autres, Un Taxi mauve de Michel Déon en 1977, La clé sur la porte de Marie Cardinale en 1978, et Bleu comme l’enfer de Philippe Djian en 1986.
Durant les années 80, il se consacre presque exclusivement à la télévision, privilégiant des épisodes et des personnages de l’Histoire ou de Faits divers français. Il continue d’y interpeller la morale des comportements et la fragilité de ses acteurs. Comme dans L\'Affaire Seznec (1993), L\'Affaire Dreyfus (1995), Le pantalon(1997), lié à un homme fusillé pour l\'exemple, et Jean Moulin(2002), autour de la tragédie du grand Résistant sous l’Occupation allemande des années 40.